Un plan pour les coeurs de collectivités

PlanCœurs-CMJN.png

Québec, le 8 novembre 2018 – Rues principales tenait il y a deux semaines, à Montréal, son 31e colloque annuel, sur le thème « Les rues principales contre-attaquent : vers un renouveau commercial ». Une des conclusions de la journée a été la nécessité d’un plan pour soutenir la vitalité des cœurs de collectivités.

Pour soutenir les initiatives locales en faveur de la revitalisation des noyaux commerciaux de nos villes et de nos villages, dont plusieurs font face à une concurrence accrue, tant locale qu’internationale, Rues principales appelle donc le gouvernement à mettre en œuvre un Plan pour les cœurs de collectivités (PCC).

L’État québécois appelé à la rescousse de ses noyaux urbains et villageois

La vitalité des noyaux villageois et des artères commerciales n’est pas seulement un enjeu pour les commerçants. C’est aussi une question sociale, ces cœurs de collectivités favorisant les interactions de voisinage. C’est également une question environnementale, le maintien de commerces et de services de proximité étant un excellent moyen de réduire le bilan carbone en transport, en plus de limiter le gaspillage territorial. C’est, enfin, un enjeu patrimonial : la rue principale est souvent l’âme de la collectivité et l’ancrage de son identité.

Ce projet de Plan pour les cœurs de collectivités (PCC) s’inspire notamment des actions inspirantes présentées en clôture du 31e colloque de Rues principales par monsieur Patrick Vignal, député de l’Hérault et conseiller municipal de Montpellier, président de Centre-Ville en Mouvement. M. Vignal a détaillé quelques-unes des mesures regroupées au sein du programme français Action Cœur de ville, qui prévoit des investissements de cinq milliards d’euros sur 5 ans dans 222 petites et moyennes villes françaises.

« Les cœurs de collectivités ont besoin d’un geste fort de la part de l’État », appelle Christian Savard, président exécutif de Rues principales. « La mobilisation locale est solide, mais la vitalité des rues principales et des noyaux villageois dépend aussi de décisions à prendre au niveau national. Ce plan bénéficiera à l’ensemble du Québec. »

Huit actions pour des cœurs de collectivités vivants et prospères

Pour aller chercher tout le potentiel et les retombées du renouveau commercial qui s’opère au cœur de nos milieux de vie, le Plan pour les cœurs de collectivités devra mettre à profit plusieurs champs d’action complémentaires.

Rues principales propose au gouvernement huit actions à combiner dans ce PCC :  

1.     Éliminer l’iniquité fiscale de la défiscalisation des ventes internationales.

2.     Créer un fonds pour la consolidation urbaine et le soutien des centres-villes et des artères commerciales.

3.     Examiner l’encadrement des loyers commerciaux.

4.     Adopter une politique de localisation des édifices publics en support aux centralités.

5.     Ouvrir le chantier de la fiscalité municipale.

6.     S’occuper avec sérieux de notre patrimoine (identification-protection-valorisation).

7.     Créer une mesure de suivi de la santé de nos cœurs de collectivités.

8.     Adopter une politique nationale d’aménagement du territoire.

Rues principales invite les acteurs locaux à lui faire connaître dès maintenant leur adhésion à ce Plan pour les cœurs de collectivités (PCC), ainsi que leurs suggestions sur son contenu.

« Mieux nous occuper des cœurs de collectivités, c’est aider la collectivité toute entière », conclut Christian Savard. « Nous avons tous à gagner à mettre en place ce Plan pour les cœurs de collectivités. »

Clotilde Bechard